À propos

Psychopraticien certifié (FF2P)

 

 

Je me suis formé à la psychothérapie et à la relation d’aide dans l’Approche centrée sur la personne à l’IFRDP.

Une longue psychothérapie personnelle dans deux approches différentes et la rencontre des travaux de Carl Rogers m’ont conduit ensuite à me former, à partir de 2015, à cette approche thérapeutique, à la fois politique et spirituelle. Elle me permet de comprendre de l’intérieur les freins et difficultés que rencontrent les personnes que j’accompagne aujourd’hui en psychothérapie. Elle m’a aussi appris qu’il est possible de changer sans se perdre de vue, d’être en contact avec des dimensions plus vastes et profondes de soi-même.

La formation, expérientielle et théorique, dure généralement cinq ans. Je l’ai pour ma part construite en huit années. À partir de ma pratique, mon mémoire de certification, soutenu publiquement devant un jury de professionnels de la psychothérapie, portait sur la confiance dans la relation thérapeutique. Ce travail examinait au passage la nature politique du choix de la confiance, à l’opposé du contrôle et de l’interprétation, dans les domaines de l’enseignement, du médicosocial et de la psychothérapie.

Je suis aujourd’hui très sensible à la dimension politique des difficultés que traversent les personnes que je rencontre. Ce qui nous accable ou nous empêche n’est pas détaché des conditions de notre existence collective : organisation maltraitante du travail, enseignement de la docilité, destruction du vivant, décalage entre les mots et les choses, marketing du conditionnement, rapports de pouvoir – manifestations d’une violence sociale qui retombe ensuite sur les personnes.

Comme le pense et l’écrit James Hillman : « Dans ma pratique, je ne parviens plus à distinguer clairement les névroses du self des névroses du monde » (City and Soul, chapitre 3, Anima Mundi: The Return of the Soul to the World (1982), Spring publications, 2018, p. 28).

Dans cette perspective, je m’attache à créer avec vous des conditions de liberté, de confiance et de positionnement existentiel au cours d’entretiens de psychothérapie.

 

 

Qualités de la personne de demain. (…) L’autorité intérieure : Ces personnes ont confiance dans leur expérience personnelle et ont une aversion profonde à l’égard de toute autorité externe. Elles forgent par elles-mêmes leurs jugements moraux et vont jusqu’à désobéir ouvertement aux lois qu’elles considèrent comme injustes.

Carl Rogers, A Way of Being (1980), Mariner Books, p. 350, inédit en français

 

Engagement bénévole

En parallèle à mon métier d’enseignant à l’université, que j’exerce depuis plus de vingt ans (aujourd’hui à temps partiel) en tant qu’agrégé de lettres et de communication, j’ai assuré pendant quatre ans, de 2018 à 2022, des permanences bénévoles dans un CAARUD, espace de premier accueil pour consommateurs et consommatrices de drogues, légales ou non. Depuis 2021, j’assure des temps d’écoute dans une Maison relais pour le développement de l’autonomie de personnes en situation de précarité sociale ou personnelle.

Formation continue

Ma pratique est régulièrement supervisée par une psychothérapeute spécialisée et bénéficie en parallèle d’échanges entre praticiens et praticiennes, dans le cadre d’une analyse de nos pratiques professionnelles. Je continue de surcroît à développer mes capacités d’accompagnement par une psychothérapie régulière et des formations annuelles. Ma pratique répond de ce fait au code déontologique de la FF2P et de l’AFP-ACP, organisations professionnelles nationales, dont je suis adhérent.

J’ai complété ma formation à l’Université de Paris par des modules  en psychopathologie.

 

… faire preuve d’empathie suppose d’entreprendre un voyage vers une destination incertaine (…). L’intérêt et le défi d’un tel voyage résident dans ce que l’on ne connaît pas ou dans ce que l’on ne comprend pas encore. L’empathie est l’art de ne pas savoir. C’est l’art d’être curieux et ouvert à la surprise, « tenu en éveil par une énigme » (E. Levinas).

 Peter F. Schmid, La compréhension ou L’art de ne pas savoir, in Empathy, édités par Sheila Haugh et Tony Merry, PCCS Books, 2001, p. 61